Message de l'Hon KINJA MWENDANGA Béatrice à l'occasion du mois de la femme 2026.
* Très chères mamans,
* Très Sœurs et filles.
Nous débutons ce jour, le mois de mars 2026. Le mois de mars, c'est le mois de la Femme, consacré par l'Assemblée Générale des N.U qui porte sur la reconnaissance et le respect des droits de la femme que nous sommes. Grâce à ces droits nous reconnus, nous participons au développement de notre pays. Nous sommes devenues et demeurons des acteurs clés et incontournables de la société. Nous portons la vie et la survie de nos familles, en tant qu'épouses (maintenant et/ou à venir) et mères. Nous donnons, non seulement la vie, mais sommes aussi des protectrices de nos valeurs chrétiennes, morales et coutumières.
Comme l'année 2025, le mois de mars de cette année 2026 est encore célébré dans des circonstances peu favorables aux droits des femmes.
En effet, jusqu'à présent, la femme/fille du Sud-Kivu vit sous traumatisme, des atrocités liées à la guerre dont elle est la première victime, sujet des viols et violences sexuelles.
Vu le thème international de cette année "Droits, Justice, Action. Pour toutes les femmes et les filles. » ; et adapté aux réalités en R.D Congolaises sous le thème national : " Droits, garantis : Autonomisation durable pour toutes les femmes et filles en RDC", je voudrais ici rendre hommage à toutes nos mamans, Sœurs et filles victimes de cette guerre injuste et toutes les conséquences qu'elle impose à l'Est de notre pays.
Beaucoup de nous femmes ont fui la guerre, abandonnant ainsi maison, champs, etc. bref toutes les activités quotidiennes qui garantissaient la vie des ménages. Elles sont soit des réfugiées et se retrouvent loin de leur pays où elles vivent dans de mauvaises conditions ou soit elles des déplacées internes dans leur propre pays !
Nous constatons, non sans regret, que la paix tarde à revenir et retarde ainsi notre épanouissement.
Nous prions pour que tous les processus en cours aient une issue favorable pour que la paix revienne le plus tôt, que les armes se taisent afin que nous revenions dans nos villes et villages dont nous devons concourir au développement.
En tant qu'actrices actives de la paix : nous, femmes sommes appelées à continuer à jouer un grand rôle dans la recherche et le rétablissement de cette paix, une paix durable.
Par cette occasion, j'envoie donc un message de paix et d'espoir à chaque femme congolaise en général et celle de la ville de Bukavu "ma base électorale" en particulier.
Malheureusement, avec les bruits des bottes et le sifflement des balles, nous avons du mal à assurer l'affirmation de nos droits en tant que femme. C'est pourquoi, j'en appelle au sens de responsabilité de chaque femme ayant la possibilité de parler à l'une des parties au conflit qui viole nos droits de s'investir davantage dans la recherche de la paix et la résolution pacifique de ce conflit stérile qui n'est que prédation. "Hier n'est plus, demain n'est pas encore. Nous n'avons que ce jour. Mettons-nous donc à l'œuvre", *disait Mère Teresa*.
J'en profite pour rappeler aux hommes leur devoir de traiter la femme comme partenaire égale et reconnaître le rôle que celle-ci joue dans notre société.
Aux belligérants, de respecter les femmes, de ne plus les utiliser comme arme de guerre ou chair à canon.
Je souhaite donc, bien que dans la méditation, un heureux mois de mars 2026 à toutes les femmes que je voudrais voir prendre leurs responsabilités en main enfin d'espérer à un avenir meilleur. Soyons plus résiliente face à la guerre car notre société compte beaucoup sur nous. Heureux mois de la femme à nous toutes.
*Honorable KINJA MWENDANGA Béatrice/ Députée Provinciale, élue de la Ville de Bukavu*.
Conseils pour l'action (1)
(1) Marc Sangnier, Le Pacifisme d’action, Paris, Foyer de la Paix, 19364, p.177-178.
Qu’on le veuille ou non, rien ne nous dispensera, pour faire aboutir l’œuvre constructive de la paix véritable, d’un lent et laborieux travail de désintoxication mentale et de formation personnelle (...)
"L'âme de Bierville" Marc Sangnier, toast prononcé à la journée de clôture du Mois International, le dimanche 29 mai 1926, dans Le combat pour la Paix, Paris, Foyer de la Paix, 1937, p.189-190.
Pendant un mois nous nous sommes réunis en une foule immense, et nous n’avons jamais parlé de ce qui divise, mais de ce qui unit. (...)
Marc Sangnier, « Discours prononcé au grand meeting de clôture, à Luxembourg, le 13 septembre 1925 », Le combat pour la Paix, Paris, Foyer de la Paix, 1937, p. 134-135.
(...) N’est-ce pas grande pitié que de voir, en France, en Allemagne, et dans d’autres pays encore, des hommes qui croient en Dieu, qui se disent chrétiens, et qui ont encore de la haine pour ceux qui sont nés de l’autre côté de la frontière, et qui limitent méchamment la grande solidarité chrétienne aux frontières d’un Etat ? (...)
"Épilogue de la "Croisade de la Jeunesse" dans: Marc Sangnier, Combat pour la Paix, Paris,Foyer de Paix, 1937, p224-225.
(...) nous avons compris que ces jeunes Allemands n’étaient pas des étrangers pour nous ; ils avaient la même âme, la même volonté de briser toutes les oppressions, de vivre libres sous le ciel libre de Dieu ; ils n’avaient qu’une haine : la haine contre la haine ; ils ne voulaient qu’une guerre : la guerre contre la guerre (...)
"Un grand pacte d'humanité" dans: Marc Sangnier, Combat pour la Paix, Paris, Foyer de la Paix, 1937, p.100-101.
(…) On a beau multiplier les nouvelles alarmantes, la paix est en marche, puisque nous avons compris la condition même de la paix : le grand effort que nous devons faire sur nous-mêmes pour lutter contre la vengeance, la haine, le militarisme des âmes, qui est plus terrible, n’est-il pas vrai, que le militarisme des corps (...)
A propos de la grande imploration catholique à Lourdes.
Dans Marc sangnier, Le Pacifisme d'action, Paris, Foyer de la Paix, 1936 (4è édition), p. 179-183.
(...) Si, pour construire la paix, nous avons besoin de toutes les énergies morales et spirituelles, comment ne pas saluer avec joie et reconnaissance ce magnifique et imposant rassemblement de forces religieuses (...)
Discours prononcé le jeudi 18 septembre 1924, à 20 heures, au grand meeting de clôture du IVeCongrès international pour la Paix. Dans Marc Sangnier, Le combat pour la Paix, Foyer de la Paix, 1937, p.109-116.
(…) Quel est notre but ? C’est non pas d’élaborer des protocoles de traités ; notre but, c’est de nous comprendre, de nous connaître,
de nous aimer.
Il y a toujours, dans les rapports entre gouvernements, quelque chose de rigide, de dur, qui s’inspire de ce que l’on a appelé naguère « l’égoïsme sacré ». Lorsque, au contraire, des âmes libres entrent en contact les unes avec les autres, il y a, dans ce contact, quelque chose de plus intime, de plus personnel ; par delà les limites dépassées des frontières qui bornent les patries, on découvre enfin les horizons infinis de l’humanité tout entière. (...)
Marc Sangnier,le 9 août 1923, Combat pour la Paix, Paris, Foyer de la Paix, 1937, p.94-96.
(…) Quant aux intellectuels, à ceux qui vivent dans le monde sublime de la pensée, aux savants, aux artistes, ah ! n’est-il pas vrai qu’il ne saurait y avoir, pour eux, de frontières ? Un génie comme Wagner appartient non seulement à l’Allemagne, mais au monde tout entier, et un savant comme Pasteur est un honneur non seulement pour la France, mais pour l’humanité...
POUR LA PAIX DANS LE MONDE (*)
Seigneur Jésus, notre Paix, Verbe incarné il y a deux mille ans, Qui, en ressuscitant, as vaincu le mal et le péché,
Donne à l’humanité du troisième millénaire. Une paix juste et durable ; conduis à une bonne issue les dialogues entrepris
par les hommes de bonne volonté qui, bien qu’au milieu de nombreuses perplexités et de nombreuses difficultés,
entendent mettre fin aux conflits préoccupants en Afrique, aux combats armés dans certains pays d’Amérique latine,
aux tensions persistantes qui meurtrissent le Moyen Orient, de vastes zones de l’Asie et certaines régions d’Europe.
(*) Jean-Paul II, Message Urbi et Orbi, Pâques 2000
L’ENFANT QUE TU AS ÉTÉ !
L’enfant que tu as été
Le retrouveras-tu encore sur ce visage
Qui mendie ton sourire avare,
Qui mendie ton amitié.
L’enfant que tu as été
Le reconnaîtras-tu encore à travers ce regard innocent
Qui dit tout de l’humain et du divin,
Du trésor caché en ces êtres fragiles,
Ces êtres fragilisés dont la seule force demeure :
le sourire d’un enfant.
L’enfant que tu as été
L’entendras-tu chanter en toi
Cet angelus, message de Paix
Annonçant la re-création d’un monde fraternel.
Contemple donc l’Enfant que tu as été !
Comment seras-tu l’adulte que le monde attend,
Si tu oublies, si vite, l’enfant que tu as été !
Abbé Roger Rubuguzo Mpongo,
Dimanche, 3 mars 2011
Discours de Marc Sangnier au meeting public du Manège du Panthéon, le dimanche 11 décembre 1921, à la réunion plénière du 1erCongrès
(…) Si nous voulons trouver quelque chose qui soit capable d’unir les diverses patries, – et je ne crains pas devant vous, certain que vous me comprendrez, de prononcer ces mots, – il faut découvrir quelques chose qui soit supérieur aux patries elles-mêmes.
Marc Sangnier, Le combat pour la Paix, Paris, Foyer de Paix, 1937. p. 5.
Janvier 1937
Plus que jamais, aujourd’hui, il apparaît que l’œuvre de paix est difficile et laborieuse. Elle exige du courage et de la foi...
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